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2016 en musique. Voici ce que m’ont fait vivre les grands disparus

disparus

Les grands disparus!

Disparus, ouais! Incroyable d’avoir perdu d’aussi grands artistes en 2016. Leonard Cohen, David Bowie, George Michael, Prince … Taboire! Y va avoir des bancs de libres aux prochains American Music awards!

PRINCEdisparus

J’ai vu Prince une fois en spectacle. J’étais à Vegas avec quinze autres gars…tsé, un voyage tranquille. C’était l’enterrement de vie de garçon de mon ami Patrick Langlois (l’animateur à Énergie)…encore plus tranquille.

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Après un souper arrosé, les « boys » se dirigeaient vers un club de musique « boom-boom ». Ça leur tentait de se crier dans les tympans sans s’entendre. Vraiment tranquille.

Je suivais les gars et mes yeux ont heureusement trouvé une pancarte qui annonçait le « show » de Prince dans MON hôtel. BAM! J’avais mon plan pour le reste de la soirée. Les 15 autres gars n’auront pas le loisir de me postillonner dans le canal auditif, je m’en vais le remplir des notes de Prince.
Je foule donc les 500 pieds qui me séparent de l’artiste, j’arrive aux guichets et demande au dude des billets :

Moi – ça fait combien de temps que le show est commencé?

Le dude – environ une heure.

Moi – ouf! ok, offrez-vous un rabais d’abord?

Le dude – pfff! Non! C’est Prince man! Le show va peut-être durer 6 heures.

Moi (d’un air faussement connaissant) – re-pfff, je l’savais! M’a prendre un billet.

Et c’est là que j’ai compris quel genre d’artiste était Prince. Une machine de musique, un technicien, flanqué d’un hypersensible du détail et du feeling. Toute la salle était mauve. J’étais arrivé pendant… Purple Rain! Je suis sorti de son show 2 heures plus tard.
Si vous n’avez jamais pris le temps d’apprécier Prince sur scène, regardez ce vidéo, au Superbowl en 2007. En plein milieu de sa prestation, la pluie se pointe. Magique!
Oh! Si tu joues au « tough » avec tes gros bras pis que tu penses que Prince c’était juste un nain avec des culottes serrées pis des bottillons en prélart…et qu’y savait pas jouer de la guite … tu vas l’avoir dins dents pendant le solo!

À écouter l’album suivant The Very Best of Prince

BOWIEdisparus

David Bowie était remarquable parce que personne ne pouvait lui indiquer quoi faire. Il ne suivait pas les modes. David Bowie créait les modes. En fait, c’est comme si avec lui, il n’y avait pas de temps, pas d’époque. C’est peut-être pour ça qu’il s’entourait souvent de jeunes réalisateurs-créateurs. Pour vous prouver à quel point cette personne était intéressante,  je vous propose cet article qui date du 12 janvier 2016.

QUAND DAVID BOWIE FAISAIT DE LA BOXE

Richard Lord est un Texan de 61 ans avec un accent si relevé que tous ses mots semblent avoir été badigeonnés de sauce piquante et grillés sur le barbecue. L’ancien boxeur devenu entraîneur était en deuil hier de son ami David Bowie. « Un vrai bon gars avec un cœur gros comme ça », a-t-il lancé en entrevue téléphonique avec La Presse.
Lord a partagé six semaines intenses dans la vie de David Bowie en 1983. Six semaines durant lesquelles il a traîné le Londonien dans un quartier malfamé de Dallas, l’a présenté à de vieux Noirs amateurs de blues et l’a initié à la boxe pour remettre en forme la rockstar alors dans la mi-trentaine.
« Je suis le seul mec à avoir frappé David Bowie au visage sans aller en prison », aime dire à la blague Lord, qui entraîne toujours de jeunes boxeurs à Austin. « Je ne connais rien d’autre que la boxe. »
Lord commence à raconter l’histoire du début. Nous sommes au printemps 1983. Bowie vient d’enregistrer l’album Let’s Dance. Il s’apprête à partir sur sa tournée Serious Moonlight, qui s’arrêtera au Forum en juillet et deviendra sa plus prolifique en carrière.
Mais à ce moment, dans les premiers mois de 1983, Bowie est dans une piètre forme. La vie de rockstar l’a ramolli.
« Ses poumons ne valaient rien. À l’époque, il avait même du mal à chanter. David avait une phobie à la Elvis Presley. Il ne pensait pas être en mesure de survivre à cette tournée. Il n’avait pas été en tournée depuis 1977. Et je pense qu’il pensait ne pas pouvoir s’en tirer sans faire des changements draconiens. »
— Richard Lord, entraîneur de David Bowie en 1983
Bowie s’est installé au studio Las Colinas de Dallas, à l’époque l’un des meilleurs au monde, pour préparer la série de spectacles. Il voulait se mettre en forme, mais rien ne lui faisait envie.
Son chauffeur de l’époque, Tony Mascia, l’a finalement convaincu d’essayer la boxe. Mascia, un Italien du Bronx, avait été partenaire d’entraînement de Rocky Marciano dans les années 50.
L’entourage de Bowie s’est donc mis à la recherche d’un entraîneur au Texas. « Ils ont fait une ronde d’entrevues avec une vingtaine de gars. Moi, je connaissais Bowie de nom, alors je me suis bougé le cul et je suis allé faire l’entrevue. Je trouvais que ç’avait l’air d’un job parfait. »
Lord a d’abord dû passer par Mascia. Le chauffeur de Bowie a tout de suite vu que le Texan était sérieux : double champion des gants dorés, boxeur professionnel avec une fiche honnête. Il l’a recommandé à son patron.
Lord est arrivé devant Bowie qui était en train de fumer une cigarette.
« David, je ne peux pas t’entraîner, parce que tu fumes la clope », lui a dit Lord.
Alors Bowie a éteint sa cigarette, l’a jetée par terre et a tendu le paquet à Lord.
« Voilà. Tu es engagé. Je ne fume plus maintenant. »
Et David Bowie n’a plus fumé jusqu’à la fin de la tournée.
SIX SEMAINES INTENSES
L’idée du clan Bowie était d’installer une salle de boxe dans le studio d’enregistrement. Ils ont donné un catalogue à Lord avec la mission de tout commander : le ring, les sacs de sable, les miroirs, tout… Mais Lord avait un autre plan. « Je lui ai offert d’aller voir le gym dans le coin où j’ai grandi. C’est un coin pauvre et violent de Dallas. Tant qu’à faire de la boxe, autant la faire comme il faut. Parce que si on en construit un, ce sera trop beau, ce sera trop propre, ce sera faux. Et David a adoré l’idée. »
C’est ainsi que Bowie, son chauffeur et son nouvel entraîneur ont ouvert la porte d’un vieux gym d’un quartier malfamé de Dallas.
« Les entraîneurs là-bas étaient tous de vieux mecs noirs qui adoraient le blues et le soul des années 20 et 30. Et David connaissait chacune des chansons à la radio. Chaque fois qu’une nouvelle chanson partait dans le gym, David commençait à fredonner. Ça m’a beaucoup impressionné. C’était un vrai amoureux du blues. »
Pendant six semaines, sept jours sur sept, David Bowie s’est soumis dans ce gym de boxe à un régime intense de mitaines, de corde à danser, de course et de sparring. Lord se souvient du chanteur comme d’un homme athlétique qui, chaque jour en entrant au gymnase, pensait à ses fans.
« Les billets de sa tournée devaient se vendre, je ne sais plus, 35 ou 40 $. Alors il avait l’habitude de dire au gym : “OK, aujourd’hui je fais un show qui vaut 2 $, aujourd’hui un show à 5 $”. Et à la fin, il se sentait prêt. Il m’a dit : “Bon, ça c’est un show à 40 $”. C’était important pour lui, essentiel même, de donner un spectacle qui valait chacun des dollars dépensés par les gens. »
Bowie est finalement parti sur cette tournée qui sera la plus lucrative de sa carrière avec 2,6 millions de billets vendus.
Richard Lord a par la suite été surpris de la fidélité de Bowie, qui l’a invité dans sa tournée et n’a jamais manqué, chaque fois qu’il faisait un spectacle au Texas, d’envoyer des billets à son entraîneur. Bowie suivait aussi la carrière des boxeurs de Lord, regardait leurs combats et est devenu un fan de boxe. Il envoyait aussi à son entraîneur une carte de Noël chaque année.
« Tous les ans, une carte de Noël. La seule que je n’ai pas reçue, c’est cette année, dit Lord. C’est ce qui m’a le plus impressionné du gars, sa gentillesse. Je me souviens de ces six semaines comme si c’était hier. »

À écouter : Under pressure 

GEORGE MICHAELdisparus

Un album sortira sur Itunes en mars prochain.

Listen without prejudice/MTV unpluggued (remastered)

Trente-six titres qui devraient vous remettre à la page avec ce grand artiste. Sinon, un de mes titres préférés est Father figure

COHEN

disparusCelui qui m’a fait connaitre Cohen c’est Jeff Buckley. Lui aussi décédé. Retrouvé noyé à l’âge de 30 ans. Il aura vécu deux années de plus que son chanteur de père, Tim Buckley. Mort à 28 ans d’une overdose. Ouin! ben, c’est joyeux ce blogue-là aujourd’hui!

 

 

 

disparus

Jeff Buckley n’a qu’un album complet à son actif, mais quel album! Grace est une oeuvre qui en a influencé plus d’un dans l’industrie de la musique. Mon ami, l’auteur-compositeur Christian Sbrocca a cessé de faire de la musique pendant un an après avoir entendu cet album. Thom Yorke de Radiohead a écrit Fake plastic trees en revenant complètement bouleversé d’un spectacle de Buckley.
Chris Martin du groupe Coldplay a déclaré : « Moi aussi j’ai tout piqué à Thom Yorke et Jeff Buckley ».
Pour ma part, ces deux chansons m’ont littéralement renversé. Lilac Wine et Hallelujha. Et bien entendu LE Hallelujha de M. Leonard Cohen!

Je vous jure que mon prochain post sera plus joyeux « Ma playlist 2016 ».
En terminant, je cite Madonna il y a quelques jours, après l’annonce du décès de George Michael … « Can 2016 Fuck Off NOW? »

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2 Commentaires

  • Reply
    Denise
    28 décembre 2016 at 23 h 17 min

    Allo Richard, pour faire suite au décès de Carrie Fisher il y a sa mère Debbie Reynolds qui est décédé aujourd’hui le 28 décembre.

    • Reply
      Richard
      3 janvier 2017 at 21 h 40 min

      On a hâte que 2016 finisse!

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